Fixer son tarif journalier d'indépendant en Belgique
Le tarif journalier est la variable centrale du freelance et du consultant indépendant. À partir d'un revenu net mensuel souhaité, il faut remonter jusqu'au tarif à facturer en tenant compte des jours réellement facturables, des frais professionnels, des cotisations sociales et de l'impôt. Cet outil effectue cette inversion numériquement.
1. Du net souhaité au chiffre d'affaires
Partir du net en poche et remonter vers le brut n'a pas de formule fermée : cotisations à paliers, IPP à tranches progressives. Le calculateur résout le tarif par dichotomie en réutilisant le calcul direct.
Le résultat indique le tarif journalier nécessaire ainsi que la décomposition complète jusqu'au net.
2. Jours réellement facturables
Une année compte environ 220 jours ouvrables, mais congés, jours fériés, prospection, administration et intercontrats réduisent fortement les jours facturables réels. Un indépendant facture souvent 180 à 220 jours, parfois bien moins.
Diviser le revenu cible par un nombre de jours réaliste évite de sous-tarifer.
3. Frais professionnels
Les frais professionnels (forfait légal ou frais réels) se déduisent du chiffre d'affaires avant cotisations et impôt. Un freelance avec peu de frais a intérêt au forfait ; un indépendant avec véhicule, bureau et matériel passera aux frais réels.
4. Le poids des cotisations et de l'impôt
Sur un revenu confortable, cotisations INASTI (~20,5 %) et IPP progressif (jusqu'à 50 % marginal + additionnels communaux) peuvent absorber une part majeure du revenu net professionnel. Le taux de pression global affiché aide à calibrer le tarif.
5. PLCI/VAPZ et optimisation
La pension libre complémentaire (PLCI/VAPZ) est déductible dans une certaine limite et réduit l'impôt tout en constituant une retraite. L'outil intègre ce levier au calcul du net imposable.